Dans plusieurs régions du Sénégal, le café épicé au poivre de Guinée, appelé café Touba du nom de la ville sainte, est vendu dans la rue dans des gobelets à 50 FCFA. Des milliers de personnes, notamment des jeunes, gagnent leur vie grâce à cette activité.

Le bruit des machines et le fort arôme qu’il dégage nous conduisent tout droit vers notre destination: là où de la graine, le café passe à la poudre. Ici au marché de Keur Massar, la célèbre boisson chaude dont raffolent les mourides passe par tout un processus avant de devenir ce café au goût piquant qui fait toute sa particularité.

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Après le marché, la rue. Ici, c’est devenu presque une habitude de voir des personnes assises ou des passants avec leur tasse de café. Vendu à 50 FCFA la petite tasse par des vendeurs qui ont aussi leur secret pour mieux en faire ressortir l’arôme, le café Touba a un goût apprécié de tous.

Les grains de café sont aujourd’hui importés de Côte d’Ivoire. Mais d’après ce qu’on dit, c’est Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme, qui, de retour d’exil du Gabon, a apporté ce café, aidant à le rendre populaire au Sénégal.

La vente de café Touba attire depuis des années des citoyens venus de la sous-région, notamment de la Guinée. Cette activité florissante ne demande qu’un petit investissement financier de départ, alors que les gains quotidiens se chiffrent en milliers, voire en dizaines de milliers de francs CFA.

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Aujourd’hui, les vendeurs de café Touba gagnent certes leur vie, mais estiment encore avoir du chemin à faire surtout pour la modernisation de leur activité.