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Kadim Rassoul (Borom Touba)

Borom Touba(Cheikh Ahmadou Bamba) est le fils de Mame mor Anta Sally MBACKE de Dékhlé et de Mame Diarra Bousso de Prokhane. Il est né en 1270 de l'an musulman ou en 1852 ou bien 1853 date de la naissance Seydina Issa à Mbacké Baol.

Le début de son enfance est reconnu par sa mission sur terre et au ciel parcequ'il a très tôt assimilé l'islam. Il avait une parfaite connaissance de Islam, de l'Arabe et d'autres perceptions dans le domaine islamique à travers le monde entier. On le reconnaà®ssaitt par son honnéteté, sa dignité, son courage, sa générosité, sa simplicité, en plus il était très ouvert envers le peuple. Il croyait beaucoup au Prophète Mohamed PSL.

Chaque jour, à tout instant il étudiait l'islam et chantait les louanges au prophète Mohamed. Il lisait le coran et d'autres livres tout en chantant. tout ce qu'il faisait de bon, il conseillait à ses talibés de l'imiter.

Il leur disait tout le temps ; aimez-vous les uns les autres et évitez les ennemis, soyez avec de Dieu partout o๠vous étes chassez tout ce qu'il naime pas. Il les traitait avec beaucoup de gentillesse en les faisant comprendre l'islam et Dieu. Cheikh savait bien qui est Dieu, il respectait son commandement et les cinq prières de la journée ; jamais il n'était en retard pour la prière. Malgré tout cela, les blancs étaient contre lui. Et lui de méme parcequ'il ne faisait jamais ce que les paà¯ens l'obligeaient à faire. Le profit, l'argent la beauté, n'étaient que poussière pour le Cheikh et n'avaient aucune valeur pour lui. Seul l'islam est valeur et Dieu est grand ; a vu le Cheikh. Il était très honnéte, très résistant ; rien ne l'impressionnai. Il supportait toutes difficultés et se reposait peu. L' on a dit aussi qu'il n'avait pas de lit pour se coucher. Il s'allongeait n'importe o๠mais pas sur un lit. Quelle que soit la beauté des lits qu'il a vait, il y rangeait tous les livres saints qu'il avait et y versait du parfum en marmonnant en méme temps " Yaky taboul Karimi, antaha bibi wahalili wahablou kounta ta bibi. " c'est-à -dire ; " toi le coran de Dieu, tu es mon ami ".
Auparavant, la voie de l'islam n'était pas facile à comprendre mais Cheikh Amadou Bamba était très intelligent et il a très tôt compris les chartes de toutes les lois islamiques y compris le "Wirde Khadre, le wirde Sa Saliou et le wirde Tydiania " jusqu'à ce que Dieu lui ait donné son propre Wirde par la grà¢ce du prophète Mohamed PSL. On appelle ce wirde " Malhouzou douazilati rassolihine halahine saalatou wassalam ". Il le respectait habituellement et conseillait à tous ses disciples de le pratiquer.

Aussi disait-il que tout étre qui pratique ce wirde comme il le faut, c'est sûr et certain qu'il a reçu de lui l'acte le meilleur. Borom Touba a reçu ce wirde pendant le mois de ramadan en 1321 en Mauritanie au lieu dénommé SALSARA par la grà¢ce du prophète Mohamed PSL.

Il conseillait à tous ses disciples qu'ils l'apprennent tout en respectant les cinq prières, en donnant l'aumône, en évitant les mauvaiss fréquentations, en aidant les pauvres, en allant au pèlerinage priant Dieu à tout instant pour qu'il nous donne la paix sur terre.
Son comportement

Cheikhoul était de taille moyenne, pas très noir et de corpulence moyenne. Il était un homme simple, son vétement était un " khaftane blanc " et une écharpes blanche qui lui couvrait toute la téte. Il portait des chaussures en " keurbeut " pendant l'hivernage et celles de " Neep " pendant la sécheresse. Il ne regardait jamais derrière lui lorsqu'il marchait. Quand on l'appelait par derrière, il retournait pour faire face avant de dire un seul mot. Il répétait tout ce qu'il disait trois fois parc'il avait un débit rapide et bas.

Il enseignait à ses disciples dans la langue wolof. Il ne mangeait jamais de repas frugal. Il était un homme très occupé dans la vie. Il travaillait à tout moment de la journée, il n'avait pas une heure de repos.

C'était un homme gentil et ouvert envers tout le monde. Il changeait toujours le mauvais comportement des personnes. Alors que personne ne pouvait changer ses habitudes ou bien ses pensées ni le tromper parcequ'il était très droit.

 

Le mouridisme dans l'islam


Le mouridisme nage dans la solitude mais également pure, purifié et composé de toute la vérité de l'islam. Il est fondé par Cheikh Amadou Bamba MBACKE sans oublier Cheikh Ibra Fall le phare du mouridisme. Il est à la fois connaissance mystique parfaite, politesse, respect, fierté, courage, travail, honnéteté, timidité, secret, simplicité, un acte important dans le mouridisme et des relations entre les talibés et leur marabout.

Cette voie est caractérisée par la discipline dans les activités, dans lesétudes. Il réunit les coeurs, les pensées et donne aux disciples, le courage, la sincérité quand il l'exprime et le traduit en acte de soummission qui caractérise le vrai vrai talibé ; le vrai musulman. C "est à dire une personne qui respecte les recommandations de son marabout, qui prie, qui travaille afin de pouvoir donner l'aumône de sa propre sueur, qui soit actif, qui travaille hargneusement dans les champs, qui ne se dispute pas, qui reste toujours digne avec son voisin, qui se respecte soit-méme qu'il puisse étre respecté, qui ne désobéit pas à son guide, qui ne reste pas derrière les autres, qui a pitié des pauvres, qui glorifie son voisin comme il le fait pour lui méme. Tels sont les différentes qualités d'un bon musulman mouride et les conseils de Cheikhoul Khadim qu'il donne à ses disciples. Voici donc les pratiques du mouridisme.

 

L'école des disciples de Cheikh Amadou Bamba MBACKE


Ce missionnaire cherchait des espaces tranquilles, bien aérés et éloignés des résidences des autres pour y fonder ses darhas et ses écoles. Il organisait parfaitement ses talibés. Ceux qui sont islamologues enseignaient l'islam, les arabisants enseignaient l'arabe, ceux qui ont beaucoup plus de connaissance éduquent les autres. Ceux qui sont là pour étudier, il les inscrivait dans les différentes écoles, chaque talibé commence là o๠il peut. Si on est vieux ou bien inapte au travail ou à l'étude, il te donnait d'autre chose à faire selon les différentes activités soit dans les champs ou dans l'élevage mais personne ne restait sans rien produire. Il disait toujours aux talibés : " étudiez et enseignez s'il le faut, travaillez et donnez votre sueur parce que seul le travail paie ".

Cheikh Amadou Bamba disait dans ses livres qu'une personne déjà morte ne désire que retourner sur terre pour mieux adorer Dieu afin de bénéficier de ses bienfaits avant de mourir parce qu'il est seul est Roi des Cieux. Il conseillait toujours à ses talibés de s'aimer les uns des autres, d'avoir pitié de méme, de garder entre nous des secrets, que chacun aide son prochain, que la démocratie existe entre tous, que l'on chasse chaque fois l'ennemi. Il voulait aussi que les disciples unissent tous les coeurs pour de bons. De ce fait, tous les mourides s'entendront bien et s'aimeront beaucoup ; aussi seront-ils sont partout dans le monde, au Sénégal, en Mauritanie, au Mali, en Guinée, au Gabon, en Cote d'Ivoire, au Niger jusqu'au Sahara et partout en Afrique, en Europe, en Amérique et en Asie. Une seule voix les unit bien qu'ils ne sont pas tous au méme endroit. Et cette voix a pour nom Cheikh Amadou Bamba MBACKE ; le Cheikh du Mouridisme. Partout o๠on prononce ce nom, tout le monde écoute attentivement.

 

L'exil de Cheikh Amadou Bamba face aux colonialistes : " une période de lutte contre les blancs.


Son comportement et son attitude ont rassemblé tout le monde à ses cotés. Une fois encore, le Cheikh ne cherchait pas l'argent ni le profit, ni la puissance, ce qu'il cherchait avait plus de valeur que ces choses. Donc Dieu et l'islam étaient les seuls termes de son exil avec les blancs en 1889.

Avant l'exil : tout le monde se rassemblait autour de lui et écoutait ses paroles. De ce fait, les talibés mourides étaient très nombreux à travers le Baol, le Kadior et le Ndiambour. C'est ainsi que le Cheikh a fondé la ville sainte de Touba en 1888 et d'autres villages comme Darou Marnane, Darou Salam, Darou Kalimoune Kabir, Darou Khoudos, Darou Miname et d'autres Darous. Les blancs ayant vu cela, ils ont influencé les disciples de Borom Touba jusqu'à ce qu'ils disent que le Cheikh voulait étre le roi de l'islam alors qu'en ce moment il ne pensait méme pas à cela. Il voulait seulement que tout le monde adore Dieu et le prophète Mohamed selon les prescriptions divines et devienne de bons disciples. Il n'appelait pas les gensà venir vers lui, mais, au contraire, ce sont eux qui venaient prés de lui pour écouter ce qu'il disait. Il n'avait méme pas de temps à perdre car il travaillait nuit et jour pour Dieu et pour son Prophète Mohamed.

En Mars 1895, le Cheikh désirait s'isoler dans un endroit très calme pour pouvoir adorer et travailler pour le Prophète tout en éduquant les talibés c'est-à -dire en les expliquant qui est Dieu et le prophète Mohamed PSL. C'est pour cette raison qu'il déménagea au Diolof et il y fonda le village de Mbacké Barry. Le Cheikh croyait en ce moment que Mbacké Barry était beaucoup plus calme mais il s'était trompé. Les populations qui vivaient là bas étaieent oisives et belliqueuses. Elles se disputaient nuit et jour et ne menaient aucunes activités sérieuses. Malgré cela il fit tout son possible pour changer leur comportement. Résultat, il réussit. Ce qui inquiéta les blancs (colons). Ils mirent en oeuvres différentes stgratégies pour le déstabiliser et finirent par l'arréter et le mirent dans un bà¢teau le 5 septembre 1895. Ce fut donc le début de son exil et la rédaction de ses louanges au Prophète Mohamed (P.S.L), par la grà¢ce de Dieu. Dans l'une de ses chansons, il disait :
" Dieu m'a envoyait dans les pays les plus éloingnés du monde et m'a donné ce que personne n'a jamais eu. "
Dieu m'a donné avec la puissance du prophète Mohamed une rigueur qui me permet de méfier des ennemis. "
Dieu m'a donné en ma personne et mon corps ce que personne n'a jamais eu et qu'aucun autre ne l'aura jamais de la vie. "

Le cheikh a quitté Mbacké Barry le 18 du mois de Maouloud en 1313 reconnu par le 10 août 1895. il a passé par Diéwol, Koky, Louga, et Saint Louis.

 

A Diéwol

 

Cheikhoul Khadim disait : "quand j'ai appelé Dieu à Diéwol, il m'a séparé de l'ennemi c'est pourquoi les blancs ne pouvaient rien faire contre ma volonté et pourtant je n'avais pas d'armes à la main. "

 

A Saint Louis


Ils l'ont présenté au gouverneur du Sénégal du nom de Merlin et au commandant de la région de Louga du nom de Merlerc. C'était eux les détenteurs du pouvoir gouvernemental à cette époque. Alors le Cheikhoul Khadim disait que c'est à Saint Louis (Ndar) que Dieu a chassé pour lui tout ce qui est trahisons, ses disciples ont prié pour que Dieu le préserve de ses ennemis comme il l'avait fait avec les trahisons et toutes difficultés qui viendraient sur moi. Il disait : " je suis dans le droit chemin raison pour la quelle Dieu m'a guidé à Saint Louis. "
Le début de la lutte

 

Saint Louis

les blancs avaient capturer un lion très affamé et très méchant et l'ont enfermé dans une chambre avec Cheikhooul Khadim pour qu'il n'en fasse qu'une bouchée. Mais face à Khadimoul Rassoul, le lion est devenu plus doux qu'un agneau et est venu doucement en s'agenouiller devant lui. Le Cheikh en ce moment disait : " une personne si le prophète est son guide, s'il rencontre un lion dans la forét, ce dernier sera très poli en le voyant. Donc ma marchandise n'est pas à acheter parce que j'ai déjà reçu le prix d'achat. En conséquence, ce lion m'a donné ce qu'il me devait. "

 

A Dakar

 


Le Cheikh disait : " Dieu a chassé pour moi toutes difficultés que l'ennemie pouvait utiliser pour me faire souffrir ou pour m'empécher de chanter pour le prophète Mohamed PSL. Aors que toutes ces chansons m'écartent des ennemis !

 

Le Taureau : " le boeuf "


C'est l'un des pièges que les blancs ont utilisés pour faire souffrir Cheikhoul Khadim pour le faire abandonner sa lutte. C'était un taureau très méchant. On l'avait placé dans un chemin très étroit dans lequel on avail placé le Cheikh pour qu'ils se rencontrent. Mais dès que le méchant animal l'a vu, il a couru comme un oiseau qui s'envole sur l'air, sans méme le voir ni le toucher à la fin. Il est passé à côté de lui. Tous ces pièges n'ont pas empéché le cheikh de poursuivre sa voie. Ainsi il a appelé Dieu pour qu'il le sauve dans cet acte

 

Dans le bateau


Il disait en montant dans le bateau que Dieu l'a déjà dit qu'il est celui qui travaille pour le prophète Mohamed PSL et il a chanté pour le prophète une chanson très profond en ces conditions son coeur est allé rejoindre le prophète Mohamed. Ce point est aussi important qu'il permette toujours au mouride de pleurer pour le cheikh lorsqu'il se rappelle. Dans le bateau le cheikh était dans une chambre calme qu'il lui permettait d'adorer énormément Dieu et le prophète Mohamed PSL. Comme ils ont compris cela, ils ont emmené le Cheikh dans un autre endroit très plein de poussière et qui est à côté de la mer raison pour la quelle cet endroit était très froid. Ils voulaient qu'il arréte son travail. Après cet acte le Cheikh a appelé Dieu et le bateau ne peut plus bouger. Dans ce cas les blancs avaient tout essayé avec toutes leurs possibilités mais rien n'avait changé la situation. Ils se sont enfin rendu compte que c'était le déplacement du cheikh qui avait causé la situation alors ils l'ont emmené de nouveau dans la chambre o๠il était. C'est ainsi que bateau a repris sa forme. Quand l'heure de la prière est venue les blancs qui ne fatiguent pas de se soucier commencèrent la dispute tout en disant à Cheikh Amadou Bamba que tu ne voulais pas pécher ton voisin ni Dieu et voici que l'heure de la prière est venue lorsque tu pris dans notre bateau tu auras du péché contre nous et si tu manque la prière tu as affaire à Dieu. Quand le Cheikh a fini de préparer son ébullition, il a vu que les blancs se moquaient toujours de lui, alors il a pris le tapis et l'a lancé dans la mer et il y a sauté au-dessus. Il nageait sur l'eau et il a commencé sa prière aisément sans toucher l'eau de la mer. Après sa prière le Cheikh est revenu dans le bateau tout en chantant pour le Prophète. Finalement les blancs deviennent très étonnés et murmurèrent.

 

A Conakry


Le Cheikh avait dit que Dieu l'avait lavé de toute méchanceté qui devrait lui troubler et il a expulsé pour lui toutes difficultés accidentelles. Il avait chanté là bas pour le prophète Mohamed PSL et celui-ci l'avait de sa part guidé pour qu'il ne perde pas son honnéteté auprès de Dieu.

 

Au Grand Bassam " Cote d'Ivoire"


C'est à Grand Bassam que Dieu à chasse pour lui les ennemies et l'a guidé à cause des chansons qu'il chantait pour le prophète Mohamed PSL. Davantage il a renvoyé la mort en 1313 pour ne pas donner raison aux blancs.

 

Au Dahomey


Il disait aussi que Dieu l'avait donné à Dahomey ce qui lui empéchait de d'étre en accord avec les blancs.

 

A Libreville


Les chansons qu'il chantait pour le Prophète Mohamed à Libreville étaient profondes, raison pour la quelle, Dieu l'avait donné ce qu'il n'a jamais offert à un envoyé alors chaque messager le voulait en ce moment. A Libreville, le Cheikh habitait dans un quartier qui se situé prés des cimetières de la ville. Les cris qu'il entendait tout le temps les préoccupait beaucoup ; il ne pouvait pas faire son travail facilement alors il est obligé d'installer dans la brousse qu'on appelait la " montagne sainte ". Elle était considérablement tranquille et délicieuse et il vivait là bas. Les blancs qui veulent toujours le géner dans son travail l'appela un jour et fixèrent une heure de rendez-vous pour le Cheikh tout en lui menaçant de ne pas tarder cette heure si non ils vont lui pourrir en cendre. Le Cheikh n'avait rien répondu et il retourna chez son travail. Quand le jour et l'heure ont venu le chef soldat envoya ses sous-officiers armés de tenu militaire et de grands revolvers pour appeler le Cheikh. En ce moment le Cheikh était entrain d'effectuer sa prière parce que cette heure était confondue avec celle de la prière. Lorsqu'ils sont venus, ils ont vu que le Cheikh a été entouré de plusieurs personnes vétues de tissus blancs avec des couteaux qui brillaient à la main, portaient chacun d'eux un cheval. Ils brillaient comme le soleil. Etant donné qu'ils ont vu cela, ils sont retournés rejoindre leur chef pour l'annoncer la nouvelle. Ce dernier qui croyait que ses soldats mentaient, a pris le chemin mais lorsqu'il est venu, il a attendu que le Cheikh finit sa prière. Il l'a demandé ensuite qui a emmené ces gens qui l'ont entouré et le Cheikh lui a répondu que ces gens là sont venus jusqu'ici à cause de lui. Il l'a supplié de les retirer jusqu'à ce qu'ils discutèrent tous les deux alors le Cheikh qui n'avait aucunes difficultés a dit un seul mot et ses gardiens repartent. Tandis que le blanc a vu cette action qui l'a abaissé, il dit à Khadim : " je sais que tu es une personne digne et honnéte mais tétue parce que depuis lors je me rends compte que tu ne fais jamais ce qui est contre ta volonté et tout ce que tu décide de faire personne n'y peut rien ". Le Cheikh lui a répondu dans ces paroles qu'il est seulement un envoyé, il ne fait que ce qu'on lui ordonne de faire raison pour la quelle il ne peut pas répondre aux avertissements de l'avenir étant donné que demain est le jour de Dieu. Les soldats furent abattus et regagnèrent leur domicile de ce fait le Cheikh a repris son oeuvre tout en disant que Dieu seul est grand et c'est lui seul le dirigeant supréme de l'humanité entière.

Tout ceci est le sommaire du petit-fils de Khadim Rassoul. Sérigne Modou mamoune Niang a mis son pied dans les différents endroits o๠le Cheikh avait subi ses différentes pénuries lors de son Exil avec les blancs. Pendant des années le petit-fils a effectué une tournée remarquable pour aboutir à la vérité de cette histoire.

Samedi 18 du mois de ramadan en 1411 reconnu par le 5 janvier 1991 que le petit-fils est allé dans la Montagne Sainte. Il y a retrouvé de l'eau de source là o๠le Cheikh marchait en se promenant alors qu'il a découvert qu'au paravent cette Montagne était couverte d'arbres fruitiers comme l'arachidier, la papaye et le coton. Ce champ appartenait à un Sénégalais du nom de Zarra Ndiaye qui travaillait dans une compagnie française à Saint Louis. En ce moment on l'avait affecté au Gabon à Libreville. Cet homme était admirablement de la façon qu'il avait donné au Cheikh cet endroit pour qu'il y réside lorsqu'il a quitté le domicile qui était prés des cimetières. Ce lieu est maintenant couvert d'un joli gazon entouré d'arbres et de chaises, il est aujourd'hui en face du palais présidentiel du gabon.

Le Cheikh n'a pas fréquenté un bon moment à Libreville mais il y avait effectué une prière de deux rakas. On y a construit maintenant un grand magasin qu'on appelle " Melaka " c'est-à -dire le saint. Il se situe dans le quartier de Guémou. Un grand monument a été construit dans le domicile qui était prés des cimetières. Prés de la montagne sainte o๠il habitait, il ne reste aujourd'hui qu'un grand manguier et les caractéristiques de ce manguier ne ressemblent à aucun des manguiers du monde. Quant à l'endroit o๠il effectuait à chaque fois ses prières, on y a construit la première mosquée du Gabon. Et on a construit le bureau du ministère des finances au Gabon là o๠il cachait l'argent que les talibés le donnaient.

 

A Lambaréné


Libreville et Lambéréne sont éloigné de 246 kilomètres. Malgré la distance, il n'y avait rien entre les deux endroits, en ce moment le Gabon était couvert de forets à grands arbres, il était très sombre et n'avait aucune piste. Les rivières marquaient aussi sa géographie. Le moyen de transport était un grand handicap ; ni de charrette, ni d'avion et de voiture pour aller d'un endroit à l'autre. Le seul moyen de transport était le Lonia. Des hommes inconnus vivaient dans cet endroit très sombre on les appelait " Galoua des Fa Leine ". Cette raison avait poussé les blancs à emmener le Cheikh là bas vivre avec ces gens qu'il ne connaissait méme pas. Ils voulaient que le Cheikh soit perdu de vu. Il était seul mais surveillé par Dieu et par le Prophète Mohamed PSL il y vivait pendant beaucoup d'années dans la souffrance, la fatigue, la tristesse, le manque de puissance. Raison pour la quelle le Cheikh a dit dans ses livres qu'il a écris par sa propre main que tout ce que la bouche ne peut pas parler, le stylo ne l'écrira jamais. Cela se justifie dans ses écrits parcequ'il n'a pas mentionné dans ses livres le nom de cet endroit, il a seulement dit que des Galoua vivaient là bas. C'est alors qu'il disait qu'à " Galoua je suis allé jusqu'en Dieu et celui-ci m'a aidé quand il m'a d'abord guidé pour dévier tout ce qui venait me faire du mal ou de m'empécher le travail que j'effectuais pour lui et pour le Prophète Mohamed PSL ; avant qu'il ne soit dangereux pour moi. "

Sérigne Mohamed Mamoune Niang est allé dans ce lieu le mardi 13 août 1411 qui est reconnu par le 19 janvier 1991.il a imploré là bas et a vu qu'il ne restait qu'un seul manguier. A cote du manguier on y a construit la Mairie de Lambaréné. L'endroit o๠il s'asseyait pour faire ses ébullitions est une pierre qui se situe prés du Lac " Moyin Ogooué " et elle ressemble à un escalier qui aille jusqu'au-dessus du Lac. Un grand manguier est également prés du lac.

 

Ndiolé


Après Lambaréné les blancs l'ont emmené à NDIOLE, entre Lambaréné et là , on peut noter 133 kilomètres. C'était une foret très sombre et sans piste également. Al Mamy Samory Touré y vivait en ce moment et le cheikh est allé le rejoindre à Ndiolé. Ce dernier avait beaucoup de chance parce qu'il a été préparé et enterré par le Cheikh lorsqu'il est décédé. Cheikh Amadou Bamba avait prié pour que Dieu le pardonne son péché.

 

Cap La Péche


Lile mountaka Wadientou fi Cap la pécha ma ahan cafania hadouate hou bissa

Le Cheikh disait : " j'ai chanté pour le prophète Mohamed PSL au Cap la Péche, une chanson qui a battu les ennemies pour moi. "

 

Port Gentil


Autrefois, le moyen de transport entre Libreville et Port Gentil était le bateau de la compagnie française, il faisait cinq heures de temps pendant le voyage entre les deux villes. Le petit-fils du cheikh est allé là bas un samedi en 1411 reconnu par le 19 janvier 1991 avec ce bateau. Pendant son arrivée, il a prié dans l'endroit qu'a été garé le bateau qui avait emmené le cheikh pendant son exil avec les blancs. Le cheikh y avait effectué la prière de " takouzane " c'est-à -dire cinq heures. On y a construit aujourd'hui des puits de pétrole et les bateaux qui emportent le pétrole ont pour garage cet endroit.

 

Matadi " Congo "


Les chansons que Cheikhoul Khadim chantait pour le prophète Mohamed avaient écarté pour lui-méme toutes difficultés qu'il devrait rencontrer à Matadi. C'est la capitale du Congo Brazzaville. Personne n'a pas visité là bas pour le moment parce qu'il est entre les pays du Zaà¯re et de l'Angola.

 

Mayombé

 

Cheikhoul Khadim disait à Mayombé que dieu avait tout ce qui était contre sa volonté et tout ce qui devrait lui permettre de perdre sa victoire pendant son exil. Ainsi il chantait en disant : " je te remercie toi le Dieu tout puissant qui m'écarte des péchés, qui a battu les ennemies pour moi, je te remercie toi qui es bon et meilleur. "

" Rahimi Hatid nake " sont ses témoins à Mayombé. C'était un endroit qui se situait au milieu de la mer. La distance entre Mayombé et Libreville est de 126 kilomètres ainsi que tout est foret sombre avec beaucoup de bois jusqu'à Mayombé. Avec les arbres géants personne ne pouvait regarder de loin en plus d'un handicap de piste, il était entouré de lacs et de lonias. Les bateaux mercédess étaient les seuls moyens de transport mais aujourd'hui ces bateaux ont été remplacés par l'avion. Et pourtant cela ne facilite méme pas le voyage dans ce lieu parce qu'il manque dés fois d'avions. Actuellement il est donc le pays le plus difficile à voyager. Ces différentes raisons avaient poussé les blancs à emmener le cheikh dans ce lieu pour que personne n'aille le chercher. Lorsqu'ils l'ont déporté là bas, les blancs avaient creusé un profond puits très sombre ; ils l'ont lancé là -dans et sont retournés par la suite avec leur bateau croyant que le cheikh allait mourir. Raisonnablement, le cheikh est sorti sans aucune difficulté et sans blessure sur le corps. C'est le lieu qu'on appelle aujourd'hui le " wir-wir ", les autres l'appellent l'à®le de Wiri. Il est entre Mayombé et Kabinla à coté d'Angola et du Caire. Quel que soit son nom, tout le monde sait que c'est un lieu qui se situe au milieu de la mer. Tout ce que les blancs croyaient qu'il allait leurs donné une défaite, il l 'emmenèrent là bas. Mais le Cheikh était différemment mystérieux qu'ils ne pouvaient rien contre lui. Ils ont effectué beaucoup de jour pendant le voyage. Après avoir été sorti le Cheikh a procédé à la prière de

"salatoul hai "et il a aussi prié pour tous les musulmans qui ont été enterré là bas par les blancs. Il a fait les trois prières que sont la prière de 2 heures, celle de 5 heures et celle de 7 heurs. Il a adoré Dieu qui l'a guidé jusqu'à la tombé du soleil. Il était accompagné de Samba LAOBE NDIAYE qui était le roi du Diolof en ces temps. Lorsqu'il faisait nuit ce dernier a vu un cauchemar qui lui poussait de crier très fort. Alors il avait dit à Cheikhoul khadim de quitter immédiatement ce milieu sinon il va mourir sur-le-champ. Le Cheikh qui était en ce moment très content disait à Samba Laobé que ce lieu est très calme pour adorer facilement Dieu. Mais celui-ci avait beaucoup insisté étant donné qu'il avait beaucoup peur. De ce fait le Cheikh l'avait ordonné de préparer tous ses bagages en les mettant sur son dos et en s'accrochant sur lui sans ouvrir les yeux jusqu'à ce qu'il le donne l'ordre à Samba Laobé qui était très pressé n'avait hésité à faire ce qu'on la dit. Dans un seul coup, le cheikh et son compagnon sont revenus à Mayombé les premiers que les blancs qui les avaient lassés au wire wire pendant quelques jours avant leur arrivée. Lorsque les blancs sont arrivés, le chef qui croyait Bamba allait mourir dans ce lieu, a vu que le Cheikh était déjà de retour avec son compagnon. Il fut très étonné et très abattue de la situation ainsi il a prit son pistolet qu'il a tiré sur lui-méme alors il était anéanti. De ce fait le cheikh dit à son compagnon que si on est contre la volonté de Dieu ou si on ressent beaucoup de haine envers lui pour le faire du mal, alors que Dieu est déjà avec lui, la défaite les agressera. C'est ainsi qu'il a commencé ses chansons.

" Dieu ma lavait des méchancetés des ennemis, la mer de Mayombé est pour moi le feu qu'on avait lancé Ibrahim. "
" Toi la mer de Mayombé, sache que je suis l'envoyé de Dieu et que je travaille pour le prophète Mohamed PSL "
" toi la mer de Mayombé, aide Dieu pour moi et ne cherche pas à faire de lui un compagnon parce que Dieu est loin d'étre un individu "
" Dieu ma aidait à Galoua o๠j'étais très fatigué, et qu'en ce moment que j'avais besoin de lui qu'il est apparu, mes purs ennemis sont les inconnus de Galoua "

 

Le retour de Cheikh Amadou Bamba MBACKE : la fin de l'exil.


C'était le 5 septembre en 1895 que les blancs avaient pris Ckeikhoul Khadim et l'ont emmené dans la mer, au Gabon, au Congo et dans d'autres endroits qu'on ne connaà®t méme pas pour le moment. Il vivait dans ces pays malheureux tout en donnant l'aumône que personne ne sait combien il en a donné. Dieu seul peut savoir, tout ce qu'il a donné dépasse la dimension de ce livre. De 1895 au mois de novembre 1902, les blancs ne pouvaient rien faire contre lui, méme sa façon de parler et sa façon d'habiller n'avaient pas changé. Etant donné qu'ils n'avaient aucunes possibilités pour démolir la vie du cheikh, ils sont retournés avec lui au Sénégal. Le cheikh était en pleine forme, il parlait et s'habillait comme au paravent. Sans tenir compte de ce que les blancs l'ont fait, il leur pardonna leur péché tout en priant pour que Dieu ait pitié de ces gens. Tout les mourides en ont la conscience tranquille. Dans tous les endroits o๠il a fréquenté et il a été maltraité, il n'y a plus de souffrance et il y a des traces. Partout il y a le nom de Cheikhoul Khadim ou celui de Touba la ville sainte. Ces noms se sont écris à travers les daà¯ras, les transports en commun, les restaurants, les magasins, les ateliers des ouvriers, les bijouteries, les entreprises et bref dans toutes les activités ici comme aux pays lointain. Cela depuis Diéwol comme le magal annuel qu'ils organisent, le magal de Louga et sa fédération Touba-Louga, Saint Louis avec sa fédération et le magal des deux Rakas de Ndar dans le bureau du gouverneur Merlin o๠le Cheikh avait effectué. Ce dernier qui l'avait chassé de la ville et jusqu'à présent un gouverneur musulman le dirige à la place d'un gouverneur paà¯en, il commande ce que le paà¯en interdisait. Dakar et les fédérations Touba Dakar que personne ne peut citer ainsi que le nom de cheikhoul Khadim qui est écrit dans tous les coins. Conakry et ses Daà¯ras plus ses fédérations Touba Conakry, Grand Bassam et ses fédérations Touba Grand Bassam, dans tous ces pays on y a construit un domicile pour le Cheikh appelé résidence Cheikhoul Khadim ou résidence Mame Diarra Bousso. Le nom de Touba est partout et dans tout. Gabon est le plus reconnu avec ses caractéristiques, à Libreville le jour de vendredi est comme celui de Touba toute la mosquée se remplie et méme les alentours et personne ne peut compter les tableaux qu'on a écrit le nom de Touba et celui de Cheikhoul Khadim ; dans les entreprises, les bijouteries, etc. il y a aussi des quartiers comme Darou Salam, Darou khoudoss. Les daà¯ras sont comme étant les plus vastes du monde entier. Touba Libreville, Touba Lambéréne ; Touba Port Gentil, Touba Franceville, Touba Moanda, Touba Montana, la distance entre Tchibango et Libreville est de 612 kilomètres.

 

Le comportement des talibés et l'état des activités pendant le retour du Cheikh.


Pendant son retour les talibés étaient très contents et ils venaient de tous les pays de l'Afrique pour faire l'élégence (diébelou), en conséquence les blancs étouffèrent de nouveau contre le Cheikh et l'emmenèrent une autre fois à Saint Louis le moi de mai 1903. ils étaient mécontents et ils demandent au Cheikh pourquoi le peuple courent après lui. Celui-ci leurs avait répondu qu'il adore seulement le bon Dieu qui est le seul roi et le seul gouverneur sur cette terre. Etant donné la réponse de Bamba qui leur a combattu, ils le prirent pour la Mauritanie en juin 1903.le Cheikh a vécu quatre ans là bas mais cela ne changeait rien parce que les talibés allaient le rejoindre en Mauritanie. De ce fait il le déportèrent récemment plus loin là o๠il n'y a rien pour manger ni boire après ils l'ont emmené à SALSARA, Toulouse, son comportement était toujours le méme.

Il disait en ce moment que tout ce qu'il voulait sur cette terre, le Dieu tout puissant lui donne ça quel que soit l'endroit o๠il était particulièrement à Diararia prés de Diaobé donc il remerciait Dieu pour ce qu'il a dévoilé et ce qu'il l'a donné secrètement. Alors Dieu est le seul bien aimé par les bonnes personnes.

" Je remercie Dieu qui a descendu la paix pour moi sur terre contre les malfaiteurs à SALSARA ". Il disait aussi que ceux qui venaient le rendre visite à Sal Sara n'avaient plus de péché raison pour la quelle les blancs faisaient pour la 1ère fois l'élégence tout en chantant pour le prophète Mohamed. Ils lui demandaient tout ce dont ils voulaient pour que le Cheikh le leur donne. Tout ce qui leur faisait de soucis le Cheikh le chassait définitivement pour eux. Alors commença ses mystères à Sal Sara. C'est ainsi que tout le monde accepte que ce soit lui le meilleur que Dieu a envoyé. Cheikh Sidia qui était leur khalife tidiania chantait pour le Cheikh des chansons au nombre que personne ne pouvait compter.

De ce fait, le Cheikh est mystérieusement le plus sage des messagers de Dieu. Le prophète Mohamed est le prophète des prophètes, mais Cheikhoul Khadim est le messager des messagers ; il a garanti pour tout mouride le paradis de demain. Cheikh Seydou Aby l'avait chanté et écrit. Mohamed Aboulai Khalawiou l'avait lui aussi chanté. Convaincu que cela va étre dur pour eux, les blancs le déportèrent au Diolof au mois d'avril en 1907, il fait là bas cinq ans, ceux de Darou Khoudoss, Rahmane, et d'autres allaient le rejoindre au Diolof et pourtant les blancs avaient déjà averti au peuple, il allait nuit et jour. Ils le prirent pour le Baol à Diourbel le soir du 19 janvier 1912. à Diourbel les talibés venaient en masse et ils avaient rassemblé tout leur bien en construisant la belle mosquée qui s'abrite aujourd'hui à Diourbel en avril 1916. Ayant vu cela les blancs qui ne se fatiguent pas l'ont voulu nommer le conseil consultatif des musulmans en Afrique. Lorsque que le Cheikh a reconnu que c'était une hypothèse pour le contrarier, il a refusé de signer le papier.

En janvier 1919, ils l'ont proposé de nouveau une médaille le Chevalier de la légion d'honneur. Cette médaille avait été donnée au Gouverneur de la région pour qu'il le remette à Cheikhoul Khadim qui ne méme pas regarder en fin de compte. C'est ainsi que le Cheikh leur dit : " je vous méprise comme vous l 'avez fait pour moi "

" Partez avec vos disciplines et moi je parte avec Dieu et avec l'Islam ".

En 1927, le Cheikh a donné aux talibés l'ordre de d'organiser un grand magal le 18 du mois de Maouloud à Touba étant donné que ce jour est pendant lequel il a quitté Mbacké Barry pour rejoindre la mer avec les blancs. Et leur a aussi donné l'ordre de construire la grande mosquée de Touba.

Le 19 juin 1927 qui correspond au troisième jour après la tamxarite à l'an 1346 ; est le jour pendant le Cheikhoul Khadim a quitté Diourbel pour se reposer dans son mausolée de Touba sa nation préférée le jour de mercredi. Que Dieu augmente son énergie et qu'il ait pitié de nous par sa grà¢ce, qu'il nous guide aussi dans le travail de Borom Touba. Le cheikh a fait tout ce dont il lui faudrait faire sur cette terre, entre lui et le peuple et entre lui et son seigneur.

Ceci est le livre de Sérigne Modou Mamoune Niang qu'il a mis à la portée de tous les musulmans plus particulièrement les mourides.
Que le bon Dieu nous accorde la paix dans ce monde par la grà¢ce du prophète Mohamed PSL.


Amen

Source: ACRIM

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